Mes études à l’étranger : Lancaster, une expérience unique

Mes études à l’étranger : Lancaster, une expérience unique

Été 2013 : un appel. Un appel qui a changé toutes mes perspectives futures et mes plans, on me propose des études à l’étranger.

Ayant postulé au programme CESEM de NEOMA Business School (anciennement RMS), j’appris que je devais partir passer mes deux dernières années (sur quatre) en Angleterre, à Lancaster University (dans le Top 10 des universités du pays).
On m’a annoncé que j’allais partir dès Octobre 2013 pour Lancaster sans avoir le choix. Tous mes plans ont été chamboulés et ce pour le meilleur.

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Mon arrivée

Je suis arrivée en Octobre 2013 à l’Université de Lancaster, située dans le Nord Ouest de l’Angleterre (45min de Manchester) dans le but d’obtenir un double diplôme franco-britannique en Management International, via Lancaster University Management School.

Je me suis d’abord cru en plein cœur de Harry Potter. L’université propose de choisir entre 9 colleges, organisés en différents blocs dans l’université : Grizedale (le mien), Pendle, Cartmel, Lonsdale, Furness, Fylde, Bowland et County.
Chaque college à sa spécificité (calme, sport, fête…), et la rivalité entre chaque bloc est très intense et drôle à la fois. Cela permet également de créer des liens étonnants entre les nouveaux étudiants, les anciens nous encadrant.

L’université est digne d’un campus américain … offrant d’immenses espaces et une mini-ville directement sur place. De nombreux immeubles ayant des spécialisations différentes ont été construits (ingénierie, management, sciences, musique, langues…) !

campus de lancaster university lors de mes études à l'étranger
© Dec Edu

En posant mes valises à Lancaster, et dans le cadre d’études à l’étranger, je ne savais absolument pas que j’allais passer mon année dans une maison avec 11 autres étudiants de nationalités diverses.
Oui, car l’université de Lancaster, c’est plus de 150 nationalités pour plus de 35000 alumnis !  Autant dire que les accents divergent, et qu’en petite lycéenne débarquant tout droit de ses connaissances scolaires, cela fut assez difficile !

J’ai aussi rencontré mes colocataires : 8 anglais, 2 venants de Chine, ainsi qu’une autre française de mon programme (le soutien moral était au rendez-vous !).

Anecdote : Les présentations en plein milieu du salon furent des plus étranges et incompréhensibles, mais c’est l’un des meilleurs souvenirs que je garde en mémoire.
Ce jour a été la naissance d’une famille pour moi !

A suivi, une semaine complète d’intégration : Et oui, nous français sommes donc des petits joueurs à côté de ça ! J’ai ainsi pu rencontrer la majeure partie de Grizedale, mais des autres college aussi !
Pour m’intégrer au maximum durant cette semaine, j’ai décidé de rejoindre le club de Volley, un vrai coup de coeur qui durera 2 ans !

La seconde année, j’ai pu aménager dans le centre ville, toujours dans une maison : les appartements pour une personne sont très rares à Lancaster, voir inexistants. Nous nous sommes donc installés avec 4 autres amis. J’ai cependant beaucoup regretté mon logement de première année sur le campus.

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Le choc culturel lors des études à l’étranger

Dès la première semaine, on doit se mettre dans le bain ! Pas question de traîner derrière, on s’adapte aux accents des quatre coins du monde !
Les cours mélangent étudiants et professeurs venant du monde entier pour apprendre ou bien partager leur savoir, et souhaitant élargir leurs chances et leurs horizons.
Qu’on parle de l’accent italien, ou indien, tout le monde est mis à position égal, il n’y a aucun avantage à être un étranger. Il faut donc apprendre « sur le tas » et faire de son mieux pour comprendre et s’adapter.
Anecdote : Le plus difficile fut surement les travaux de groupes. Le tout premier que j’ai réalisé regroupait 7 nationalités différentes : Bulgare, Arménien, Italien, Espagnol, Anglais, Roumain, et moi Française. Pour vaincre les barrières linguistiques, et arriver à s’organiser et discuter avec tout le monde : mission impossible ! Nous avons fonctionné sous forme de compromis, et nous en sommes sortis indemnes !

travail-groupe-lancaster-university-diversity lors de mes études à l'étranger

Dès la première semaine il a fallu s’adapter aux horaires pour passer un maximum de temps avec mes colocataires (ou « housemate »).
Programme de la soirée :  dîner à 17h, avant de rejoindre les « predrinks » à 20h30, sortir en club à 22h, pour enfin rentrer chez soit à 2h ou 3h du matin, l’heure à laquelle les clubs ferment. C’est un monde tout différent du parisien qui vit jusqu’au petit matin !

En comparaison à la région parisienne dans laquelle j’ai grandi, et le stéréotype du parisien arrogant et mal aimable que l’on aime tant, les habitants de la ville sont très attentionnés, ouverts et donc très bavards. Du chauffeur de taxi, aux vendeuses des boutiques, tout le monde est très honnête et partage tous aspects de leur vie, et ils veulent vous connaître ! Il s’agit sûrement d’une des différences majeures entre le Nord et le Sud de l’Angleterre.

La politesse est également un élément de rigueur. Et oui, à Lancaster, on remercie les chauffeurs du bus en descendant. On respecte les vendeurs des commerces : on coupe donc sa musique, on enlève ses écouteurs, et on vit pleinement le moment passé avec eux, même si de très cours durée.

Les logements pour une personne, comme je l’ai mentionné, n’existent pas vraiment à Lancaster. La colocation est donc un rite de passage obligatoire. Ce fut très difficile pour moi, étant assez introvertie et solitaire, je n’avais pas vraiment d’espace à moi, et être obligé de tout partager peut apporter quelques conflits. (Ne vous cachez pas, on a tous vécu ce genre de petits problèmes !)

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La rupture familiale et amicale lors des études à l’étranger

Un départ à l’étranger, de longue durée est toujours difficile, et quitter le cocon familial l’est encore plus. Le mien fut dur, étant très attachée à ma famille et à mon groupe d’amis et n’étant à l’origine pas prête à partir. Jamais je ne me serais doutée d’une séparation aussi soudaine. (Non, je ne cacherai pas les petits gouttelettes qui sont tombées le jour du départ).
Cependant, cela nous apprend à nous détacher et à devenir responsable et indépendant et ce, très jeune.

Au final, à mes retours pour les vacances, ou lors de mon retour final, j’ai pu tout simplement noter les personnes importantes à mes yeux, et ainsi me séparer des amitiés dites « empoisonnées » : un mal pour un bien.
Certes, mon cercle s’est étonnement restreint, mais pour le meilleur, car je partage aujourd’hui des moments uniques avec un groupe d’amis plus petit, mais plus présent.

Une vie étudiante différente et une diversité immense

Lors des études à l’étranger, peu importe la destination : la place des associations est incroyable. L’université compte plus de 250 clubs et associations, que ce soit de l’équipe de Volleyball au club de dégustation de thé, en passant par les réunions ponctuelles de chasseurs Pokémon, ou par la fameuse équipe de cheerleaders : les roses de Lancaster.
Chaque association construit une sorte de famille, avec un groupe de 6 personnes en charge du club chaque année : le trésorier, le secrétaire, le « social sec » en charge des événements, le président, le (ou les) capitaine(s) et le « safety officer » en charge de la sécurité.

Lancaster University Volleyball club lors de mes études à l'étranger avec Neoma Business School à Lancaster University
Equipe de Volleyball de Lancaster – 2014/2015

Les cours furent difficiles au début, mais l’on s’y habitue. Ils se déroulent en amphithéâtre, aussi appelées les « Lectures », puis les étudiants sont divisés en petits groupes de 16 pour les « tutorials ». Les professeurs sont cependant beaucoup moins concernés et inquiétés des notes et difficultés de chacun. Il y a une distance assez importante entre le corps professoral et les étudiants. Cela peut également être  positif, car c’est de notre responsabilité de nous organiser et gérer notre travail.

L’université est également en combat constant pour défendre l’égalité des genres, des orientations sexuelles, des religions, des handicaps. Aucun jugement n’est apporté aux étudiants de l’université, ou même entre eux : on vient comme on est et l’on est accepté. Jamais je ne me suis sentie autant en sécurité et acceptée que lors de mes deux années à Lancaster. C’est un point qui m’a beaucoup surprise et émerveillé lors de mes deux années… on ne se lasse pas d’un respect aussi profond.

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Une région étonnante

Ce n’est pas une destination à venir visiter sur le long terme si vous rechercher les voyages fantastiques. L’Angleterre reste dans un pays d’un style très Européen, cependant les alentours regorgent de surprises.

Lors de ma première année, j’ai eu l’occasion de faire quelques voyages pour mes matchs de Volleyball contre les autres universités du pays. J’y ai vu des paysages magnifiques, mais ceux qui me resteront en tête sont les fameuses montagnes et les cascades du Lake District. (On croirait une belle photo retouchée, mais cette photo est bien prise sur le moment avec un Iphone 5C)

Promenade au Lake District près de Lancaster lors de mes études à l'étranger avec ses cascades et ses lacs.

La proximité de certains pays comme l’Irlande, m’ont permis de partir voir d’autres horizons, avec des billets d’avions très peu couteux en partant de Manchester ! J’ai ainsi eu l’opportunité de visiter Dublin, une ville vivante et étonnante.

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Un changement à vie

Mon retour en France fut brutal ! J’avais perdu mes repères, perdu un grand nombre d’amis, et mes perspectives futures ont complètement changé… Je m’intéresse désormais une carrière internationale, que je n’aurais jamais pensée pouvoir viser à l’origine !
De plus, dire au revoir à toutes ces personnes fantastiques avec lesquelles je m’étais liée fut le plus difficile, car je m’étais trouvé une nouvelle famille ! La solitude était donc grandement présente en revenant…

Ce sujet ne doit pas être tabou ! Un article sur LinkedIn résume bien la situation : Revenir en France après la vie à l’étranger.

Pour rien au monde je désirerais changer le cours de cet appel téléphonique reçu en Juillet 2013, car cela m’a amené à une expérience exceptionnelle, unique et que je n’échangerais contre rien au monde.
J’ai aujourd’hui des contacts aux quatre coins du monde, et je sais que si j’entreprend un grand voyage, je ne serais jamais seule.

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Mon petit plus…

Si vous ne savez pas comment vous y prendre pour partir faire des études à l’étranger, voici mon interview pour le projet « Un pays où j’ai appris » entrepris par le Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.
Vous y trouverez tout plein de petits conseils pour vous lancer, 0% de négativité, et 100% de perspectives et objectifs futurs !

Cliquez sur l’image ci-dessous accéder à la vidéo !

Je raconte mon expérience d'échange pour mes études à l'étranger à Lancaster Université avec NEOMA Business.
© jeunesse-vie-associative

Alors, prêts à sauter dans l’avion ? 



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